Un devis sans réponse n’est pas un refus. Le plus souvent, le client a été pris par autre chose, attend un arbitrage interne ou a simplement perdu votre email sous le reste. Une relance bien placée suffit souvent à relancer la décision. Voici quand relancer, comment l’écrire, et 5 modèles prêts à adapter.
Relancez à J+3, J+7 puis J+14
La première relance arrive trop tôt si elle part le lendemain, trop tard si elle part après trois semaines. Un rythme simple fonctionne pour la plupart des devis B2B : une première relance 3 jours ouvrés après l’envoi, une deuxième une semaine plus tard, une dernière à deux semaines. Au-delà, le devis est rarement prioritaire pour le client et un dernier message de clôture vaut mieux qu’une quatrième relance. Notez la date d’envoi de chaque devis dès qu’il part : sans cette discipline, les relances dépendent de votre mémoire, et c’est là que les affaires se perdent.
Modèle 1 : la relance courte, trois jours après l’envoi
Le premier message doit être léger. Le but est de remonter votre devis en haut de la boîte du client, pas de faire pression.
Objet : Re : Devis [nom du projet]
Bonjour [Prénom],
Je me permets de revenir vers vous au sujet du devis envoyé le [date]. Avez-vous eu l’occasion d’y jeter un œil ? Je reste disponible si un point mérite d’être précisé.
Bonne journée, [Signature]
Répondez dans le même fil que le devis : le client retrouve le document joint sans le chercher.
Modèle 2 : la relance utile, avec un élément nouveau
À la deuxième relance, apportez quelque chose : une réponse à une objection probable, un cas client proche, une précision sur le planning.
Bonjour [Prénom],
Pour compléter le devis du [date], je vous partage le retour de [client comparable], qui a mené un projet similaire l’an dernier : [résultat concret en une phrase].
Si le calendrier vous convient toujours, nous pouvons démarrer dès le [date].
[Signature]
Un élément nouveau justifie le message. Le client ne perçoit plus une relance, mais une information.
Modèle 3 : la question fermée qui débloque
Quand le silence dure, facilitez la réponse. Une question à laquelle on répond en un mot obtient bien plus de retours qu’une question ouverte.
Bonjour [Prénom],
Pour savoir où nous en sommes sur le devis [nom du projet], pouvez-vous me dire laquelle de ces options correspond à votre situation ?
- Le projet avance, il me faut encore un peu de temps
- Le devis doit être ajusté (budget, périmètre)
- Le projet est reporté ou abandonné
Un simple chiffre en réponse me suffit.
[Signature]
Ce format respecte le temps du client et vous donne une information exploitable, même quand la réponse est non.
Modèle 4 : le rappel avant échéance
Si votre devis a une date de validité, c’est un prétexte naturel et honnête pour relancer.
Bonjour [Prénom],
Petit rappel : le devis [nom du projet] est valable jusqu’au [date]. Après cette date, je devrai revoir les tarifs et le planning en fonction de nos disponibilités.
Souhaitez-vous que nous bloquions le créneau du [date] ?
[Signature]
N’inventez pas d’urgence. Une échéance réelle, annoncée sans dramatiser, aide le client à prioriser.
Modèle 5 : le message de clôture
Après trois relances sans réponse, envoyez un dernier message qui ferme la porte poliment. Paradoxalement, c’est souvent celui qui obtient une réponse.
Bonjour [Prénom],
Sans retour de votre part, je suppose que le projet n’est plus d’actualité pour le moment, et je classe le dossier de mon côté.
Si la situation évolue, je serai ravi d’en reparler. Il suffira de répondre à cet email.
[Signature]
Le client n’a plus de pression, et il sait que la porte reste ouverte.
Le plus difficile n’est pas d’écrire les relances, c’est de ne pas les oublier quand vous avez vingt devis en cours. Scribarius détecte les emails restés sans réponse et prépare la relance dans le même fil, selon la séquence que vous choisissez. Elle s’arrête dès que le client répond. Pour aller plus loin, lisez comment l’IA aide les commerciaux à relancer leurs prospects.
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